Franc succès pour le colloque "Apoptose et Mitochondrie"

Phénomène méconnu du grand public, l'apoptose fait pourtant partie des mécanismes biologiques indispensables à la vie humaine. Mise en évidence en 1972 par le chercheur écossais Andrew Wyllie, l'apoptose désigne l'autodestruction des cellules jugées inutiles ou dysfonctionnelles par l'organisme. Quand il fonctionne mal, ce processus joue un rôle dans de nombreuses maladies, comme l'explique Catherine Brenner, chargée de recherche au sein de l'équipe Complexes mitochondriaux protéiques et apoptose (CPMA) du LGBC. « Le phénomène est notamment impliqué dans les cancers, les maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer, Parkinson ou Huntington, les maladies auto-immunes, ou encore les infections virales dont font partie les hépatites et le sida », précise-t-elle. Selon les cas, soit l'apoptose n'a pas lieu alors qu'elle devrait intervenir, soit c'est l'inverse. La compréhension du fonctionnement de l'apoptose présente donc des enjeux capitaux, qui mobilisent quelques dizaines d'équipes en France, et de nombreuses autres à l'étranger.

Au LGBC, l'équipe concentre ses efforts sur une application biomédicale particulière, celle de la lutte contre le cancer. « Nous travaillons sur la mise au point d'une molécule qui pourrait déclencher l'apoptose des cellules cancéreuses, en partenariat avec un laboratoire pharmaceutique, Theraptosis », explique Catherine Brenner. Ouverture à l'international En 2003, le LGBC organisait le colloque “Apoptose et mitochondrie” pour la première fois, dans le but de « nouer des collaborations, et échanger avec les autres équipes impliquées dans ce domaine de recherche ». 45 chercheurs avaient alors répondu présent. En 2008, ils étaient plus de 130 à avoir fait le déplacement de France, mais aussi du reste de l'Europe. « Nous avons véritablement réalisé notre objectif, qui était de réunir les chercheurs franciliens, mais aussi français, avec en plus, pour cette édition, une ouverture à l'international », se félicite Catherine Brenner. Les visiteurs, chercheurs et étudiants, ont pu assister à une trentaine d'interventions données par des conférenciers français, mais aussi suédois, suisse, italien, britannique, allemand, tunisien ou encore singapourien. Certains des aspects spécifiques développés par les conférenciers seront repris dans la revue "Frontiers in Bioscience", dans un numéro spécial édité pour l'occasion, à paraître à la rentrée. A la fin du colloque, une remise des prix a été également organisée pour récompenser les meilleurs posters. Les travaux d'Elena Fanelli, de l'université de Bari (Italie) ont été salués d'un premier prix, ceux de Magali Chaumorcel (Châtenay-Malabry/Paris Sud/Inserm) du second sur les 25 posters présentés.

Le soutien du PRES UniverSud Paris, qui a financé la manifestation à hauteur de 40 %, et des autres sponsors (INCa, Ligue contre le Cancer, EPHE, Theraptosis, COGER, Tebu et Millipore), ainsi que la communication de l'événement sur le site de l'UVSQ ont contribué au succès du colloque. « Le bilan est plus que positif, et nous souhaitons organiser la troisième édition d'ici à 2 à 3 ans », indique Catherine Brenner.

Service communication de l'UVSQ